21h42 : « On est parti, on commence » C’est le top départ

Avant hier un lecteur m’a demandé pourquoi juger des gens qui sont présumés morts ? Moi non plus au début je comprenais pas je pensais que c’était ENCORE la bureaucratie française, mais au procès des attentats de janvier 2015 j’ai compris pourquoi : certains accusés sont recherchés, bien souvent ils se trouvent en Irak ou Syrie et parfois ils sont présumés morts, tout est dans le « présumés » lorsqu’un service de renseignement « présume » qu’untel est décédé il ne peut se baser que sur des renseignements et forcément des renseignements qui viennent de Syrie ou d’Irak c’est pas la même chose que la CIA qui dit « ok il est mort sur le sol américain on a fait des recherches ADN c’est bien lui » il y a toujours un risque que l’homme ne soit pas mort et que potentiellement il revienne sur le territoire national, à ce moment-là il pourra faire face à sa condamnation. Au procès de janvier 2015 il y avait les frères Belhouhine, tous les deux à priori morts « sur zone » mais au moment des condamnations Mohammed a été condamné à la perpétuité, Mehdi n’a pas eu de condamnation la cour est sûre de sa mort l’action publique à son encontre s’est donc arrêtée. Voilà pourquoi vont être jugés 6 accusés absents dont 5 sont présumés morts.


Hier la journée a été consacrée à la lecture des parties civiles aujourd’hui le président va lire les faits ça va durer 8h on nous annonce. Dans la salle Jipé raconte le procès Mélenchon à des jeunes, il fait des grands gestes : « Ah bah c’était un scandale oui ! Les gens ils tripotaient leurs téléphones ah bah oui moi je leur ai dit hein ! » Jipé procureur chez France télécom, puis il s’adresse directement à une vieille à côté de moi (qu’il connait) « Elle met des bas de contentions ? Alors qu’elle est assise toute la journée ??!! CA SERT A RIEN ! » il lui crie dessus et je suis très surprise qu’il ne rajoute pas un « espèce de conne » vu son ton.

L’audience est ouverte, le président fait venir deux nouveaux interprètes puis on passe à l’énumération de la liste des témoins convoqués par les parties civiles et la défense, des matricules de policiers sont lus ainsi que leurs dates de passage, il y a des policiers français et belges, certains seront présents physiquement à la barre, d’autres témoigneront sous anonymat en visioconférence et c’est Me Kempf, avocat de la défense de Yassine Atar qui ouvre le bal des questions, pour lui l’anonymat des policiers est un problème, et surtout les policiers belges « La loi est différente, on a leurs noms dans le dossier moi je peux les dire là » le président lui dit que cette demande est pour une raison de sécurité mais Me Kempf ne lâche pas : « Excusez-moi la décision elle est prise par qui ? C’est versé à la procédure ? » le président explique que la demande a été faite mais pas encore statuée, Me Kempf : « Mon collègue belge me dit que le code de procédure pénal belge ne prévoit pas d’anonymat, ces policiers vont témoigner des attentats de bruxelles en présentiel » en fait d’autres avocats défense disent la même chose que Me Kempf, pour eux il leur sera impossible de savoir si tel policier anonyme est l’auteur de tel PV et « ça pose une difficulté » comme on dit en procès, l’avocate de Salah Abdeslam Me Olivia Ronen explique que les policiers se déchargeront sur leurs autres collègues aussi anonymes « j’ai répondu à la question on continue » dit le président.

Plusieurs témoins (membres de famille des accusés) n’ont pas répondu aux convocations, elles ont été envoyées le 29 avril 2021 en recommandé et les ¾ sont revenues, certains avocats défense explique que parfois il est bien compliqué de venir de Belgique « oh pas de problème » dit le président « on fera des visio, on va les relancer »

Puis une autre sorte de témoins fait son apparition dans la liste, les politiques, les médiatiques, sur François Hollande « il y a débat » un avocat partie civile de l’association « Life 4 paris » veut que l’ex président témoigne « il était sur les lieux des attentats », Me Saint-Palais, autre avocat défense de Yassine Atar commence à parler avec son bel accent du sud ouest : « Sur les faits et François Hollande je ne vois pas bien le lien, hier la défense nous avons bien compris que notre temps serait compté, de nombreuses parties civiles se sont rajoutées, alors je me dis que peut-être, je dis peut-être !! Peut-être que je ne connais pas bien le dossier ? Mais l’utilité de ces témoins appelés pour éclairer la cour moi..je me demande le lien par exemple entre George Fenech et les faits » un avocat partie civile  rappelle que George Fenech était président de la commission d’enquête sur les attentats. Me Saint-Palais poursuit : ‘ « Oui mais je ne vois pas la nécessité de recevoir les gens qui publient tous un livre sur les attentats en ce moment. »

Le greffier énumère d’autres noms connus, Bernard Cazeneuve, Marc Trévidic, Martin Hirsch, Hugo Micheron, Mohamed Sifaoui, Nicolas Hénin, François Molins, Gilles Kepel.

Ce moment est ce qu’on appelle une « opposition à témoignage ».

Puis un avocat partie civile prend la parole, il est l’avocat de Patrick J., sa fille a été tuée, Patrick J. est connu, il est bien loin du groupe des « vous n’aurez pas ma haine » Patrick J.  est d’extrême droite et depuis ne cesse de réclamer des comptes à tout le monde, l’islam est son cheval de bataille. Son avocat explique que Patrick J.  veut que viennent témoigner : François Hollande, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et Jean Yves le Drian. Pour ces deux derniers c’est une difficulté et son avocat déplore le fait « qu’un certain nombre de responsables politiques peuvent s’exprimer et d’autres pas », l’avocat poursuit, il parle d’un documentaire récemment diffusé sur Arte « les ombres du Bataclan » « Ce documentaire indigne les victimes monsieur le président, c’est un documentaire qui met en évidence des dysfonctionnements aussi je demande à la cour d’appeler à témoigner, Bernard Squarcini, ancien directeur des renseignemets il dit qu’en 2009 il y a une note de la DCRI qui parle de menace sur le Bataclan, je demande aussi le témoignage de l’ancien préfet de Paris et de Jean michel Fauvergue, sachez que tous nous ont dit se tenir à disposition de la justice, nous avons demandé la déclassification sur les menaces du Bataclan on ne les a pas eu et cette note existe bien Bernard Squarcini le dit »

C’est le président qui décidera su oui ou non on les reçoit. Ca a duré 1H45 et maintenant le président va faire la liste des experts il dit : « Bon bah on va passer aux experts TOC TOC BADABOUM » et tel un professionnel la liste est lue très vite, une pause est décidé « car après ça va être fastidieux »

Au retour le président dit « Bon ben je retire mon masque car ça va être long on va se partager la lecture avec les deux assesseures », avec lui il y a huit autres personnes qui jugent et seulement un homme, donc sept femmes et deux hommes.

Le président commence : « Dans la soirée du vendredi 13 novembre 2015, trois équipes, chacune composée de trois hommes, attaquaient différents lieux de la région parisienne : 

Les trois membres de la première faisaient exploser leurs ceintures d’explosifs à proximité du stade de France à SAINT-DENIS.  La deuxième, mitraillait au fusil d’assaut trois terrasses de restaurants dans le 11e arrondissement de Paris. La troisième s’introduisait dans la salle de spectacle du Bataclan située dans le même arrondissement de Paris, au moment où le groupe de hard rock « Eagles Of Death Metal » se produisait sur scène. Les assaillants mitraillaient la foule, puis prenaient des otages, avant d’être tués lors d’une intervention conjointe de la BRI et du RAID. 

La section anti-terroriste du Parquet de Paris, confiait immédiatement l’enquête à tous les services anti-terroristes français compte tenu de l’ampleur de l’attaque, à savoir la Sous-Direction Anti Terroriste de la Police Judiciaire (SDAT) désignée comme service coordinateur, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) et la Section Anti-Terroriste de la Brigade Criminelle de la Préfecture de Police de PARIS (SAT). La saisine directe du directeur Central de la Police Judiciaire et du Directeur Régional de la Police Judiciaire de Paris permettait en outre l’intervention simultanée d’un grand nombre d’enquêteurs de région parisienne et de province pour assister leurs collègues. 

Il apparaissait rapidement que deux des trois membres de la seconde équipe dite « des terrasses » avaient survécu à leurs crimes. Une intense traque se mettait en place pour les retrouver. Le véhicule qu’ils avaient utilisé, une Seat Leon noire immatriculée en Belgique était retrouvée le samedi 14 novembre, A l’intérieur, étaient notamment retrouvés les trois fusils d’assaut Zastava utilisés la veille au soir. L’exploitation de la vidéo-surveillance de la station de métro proche, Croix de Chavaux, révélait l’arrivée à 22h14 de deux hommes. Le premier, qui portait des chaussures orange comme celles filmées lors de la seconde fusillade, était rapidement identifié comme le jihadiste belge Abdelhamid ABAAOUD, le second comme étant le ressortissant belge Chakib Akrouh. Ils empruntaient la ligne 9, qu’ils quittaient à 22h26 en sortant place de la Nation à la limite des 11 et 12e arrondissements de Paris.

Les premières recherches démontraient que plusieurs auteurs étaient des ressortissants belges et que les assaillants étaient arrivés en France à bord de trois véhicules (une Seat Leon, une Clio et une Polo) loués en Belgique quelques jours plus tôt. Les autorités judiciaires belges avisées ouvraient immédiatement une procédure des chefs d’association de malfaiteurs terroriste et assassinats terroristes.

Très rapidement après les attentats, Salah Abdeslam était identifié comme le locataire de la Clio qui avait déposé le commando du Stade de France, de la Polo abandonnée devant le Bataclan par les trois assaillants et de deux chambres  Alfortville, Salah Abdeslam avait par ailleurs été contrôlé le samedi 14 novembre 2015 à 09h10 au péage d’Hordain en compagnie de deux Belges, Hamza ATTOU et Mohammed Amri. Ces deux hommes étaient interpellés dès le samedi après-midi et reconnaissaient avoir été chercher, à sa demande, Salah  Abdeslam, ils indiquaient qu’une fois arrivé à Bruxelles, ce dernier avait été pris en charge par Ali OulkadiI, qui était à son tour arrêté le 22 novembre 2015. Un appel à témoins était lancé pour localiser Salah Abdeslam. Un nombre considérable de signalements, situant l’intéressé partout en France et dans plusieurs pays étrangers, parvenaient aux enquêteurs, les obligeant à de longues verifications. Parallèlement, les policiers belges multipliaient les perquisitions et interpellations dans la région bruxelloise et particulièrement dans le quartier de Molenbeek dont était originaires la plupart des ressortissants belges mis en cause. Ils recherchaient ainsi vainement deux proches de Salah ABDESLAM, Ahmed Dahmani, qui était interpellé le 16 novembre 2015 en Turquie où il avait pris la fuite pour rejoindre la Syrie. Un ami de ces deux hommes, Abdellah Chouaa, était lui arrêté le 23 novembre 2015 et écroué. 

Le 15 mars 2016, plusieurs enquêteurs français et belges se rendent sans précaution particulière dans un immeuble à Forest ils pensaient que c’était un appartement abandonné mais ils sont accueillis par des tirs de Kalachnikov. Salah Abdeslam et Sofie Ayari s’enfuient en passant par les toits et abandonnent des kalash , Salah Abdeslam est retrouvé le 18 mars 2016.

Le 22 mars 2016, des attentats quasi simultanés étaient commis dans l’agglomération bruxelloise. Les investigations ultérieures démontreront que les terroristes, qui se sentaient sur le point d’être arrêtés, ont renoncé à plusieurs projets visant la France, pour frapper précipitamment la Belgique : 

Des valises explosent à l’aéroport et un attentat suicide dans le métro .  

Le dossier établira plus tard que le terroriste [ j’ai pas entendu le nom] était avec Osama Krayem qui a renoncé au dernier moment à le suivre. 

L’enquête faisait apparaître que toutes les planques avaient été louées sous de fausses identités, par des individus porteurs de fausses cartes d’identité belges.  C’est Farid Kharkash qui recupère les cartes. Il est interpellé le 10 janvier 2017.

Près des cadavres de deux des trois terroristes du Stade de France, étaient découverts des morceaux de faux passeports syriens. Il était rapidement déterminé que ces deux hommes étaient entrés en Europe par l’île grecque de Leros  le 3 octobre 2015 et faisaient partie d’un groupe de 198 migrants illégaux. Deux d’entre eux, ultérieurement identifiés comme étant Adel Haddadi de nationalité algérienne et Muhammad Usman de nationalité pakistanaise, avaient été incarcérés un mois en Grèce avant d’être remis en liberté, car les entretiens avaient déterminé qu’ils n’étaient pas Syriens en dépit de leur passeport manifestement faux. Ils étaient aussitôt diffusés dans l’espace européen et interpellés en Autriche le 10 décembre 2015. Entendus par la police autrichienne, ils finissaient par reconnaître qu’ils avaient été envoyés en mission suicide en France par l’Etat Islamique et qu’ils avaient voyagé jusqu’en Grèce avec les deux Irakiens décédés au Stade de France. A l’issue d’une excellente coopération avec les autorités autrichiennes,  des mandats d’arrêt étaient décernés à leur encontre le 21 juin 2016 et ils étaient mis en examen le 29 juillet 2016. 

Les investigations relatives à ces deux hommes, mais aussi celles relatives aux voyages effectués par Salah Abdeslam en Hongrie et en Allemagne de fin août à début octobre 2015, révélaient que la plupart des terroristes étaient arrivés de Syrie, en se faisant passer pour des réfugiés qui migraient en masse en Europe à cette époque. Afin d’identifier tous les commandos envoyés par l’Etat Islamique, les autorités grecques nous donnent presque tous les éléments d’identification

Des demandes d’entraide étaient aussi systématiquement envoyées dans les pays d’origine des auteurs ou complices des attentats, afin de mieux cerner leur personnalité, de collecter des éléments de preuve sur leur parcours et d’identifier éventuellement d’autres complices. Certains pays se montraient coopératifs comme la Suède (Osama Krayem), la Tunisie (Sofien Ayari), l’Algérie (Adel Haddadi), tandis que d’autres ne fournissaient que des renseignements sommaires comme le Pakistan (Muhammad Usman) ou l’Irak (les deux terroristes du Stade de France). En l’absence de toute coopération judiciaire avec la Syrie, aucune investigation n’était possible.

La chronologie générale des événements survenus dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 novembre 2015 pouvait être ainsi retracée (à une minute ou deux près) (

21h16 : 1er explosion au stade de France (porte D) 

21h20 : 2e explosion au stade de France (porte H) 

21h24 : 1er fusillade sur les terrasses du bar Le Carillon et du restaurant Le Petit Cambodge

 21h26 : 2e fusillade sur les terrasses du café La Bonne Bière et du restaurant Casa Nostra  

21h36 : 3e fusillade sur les terrasses du restaurant La Belle Equipe 

 21h41 : explosion dans le restaurant Comptoir Voltaire 

21h47 : début de l’attaque du Bataclan 

21h53 : 3e explosion au stade de France (près du McDonald’s, porte B ) » 

Et le président explique la vidéosurveillance des mecs qui se font exploser, qu’ils ont tenté de rentrer dans le stade mais qu’ils n’avaient pas de billet.

Deux corps étaient relevés sur place. Le premier était celui d’une victime.Le second était celui, déchiqueté, du terroriste, retrouvé en partie entre l’entrée du restaurant et le comptoir. La deuxième explosion Le terroriste était littéralement disloqué par l’explosion et des fragments de son corps étaient retrouvés un peu partout et en partie reconstitués lors de

Il parle de la troisième explosion aucun mort sauf le terroriste mais beaucoup de blessés genre 50, puis il parle de la voiture conduite par Abdeslam.

« Le lundi 23 novembre 2015, les policiers de Montrouge étaient avisés par les services techniques de la mairie qu’ils avaient découvert un engin explosif en ramassant des encombrants le jour même vers 13h30. L’exploitation de la vidéo-surveillance filmant le coin de la rue où se trouvait cet engin ne révélait rien de particulier sur la période du 13 novembre à 20h00 jusqu’au 14 novembre à 06h00. Sur la période allant du 20 novembre 2015 à la découverte du gilet le 23 novembre 2015, plusieurs hommes étaient filmés s’arrêtant devant le dépôt, posant des objets ou en prenant

L’objet en question était en fait un gilet explosif  avec du TATP.

Puis il évoque les terrasses, j’ai arrêté un peu d’ecrire juste avant je n’arrivais plus à suivre, il parle vite.

La première attaque perpétrée par le commando visait deux terrasses situées de part et d’autre de la rue Bichat à Paris 10, juste en face d’un carrefour important avec les rues Alibert et Marie-Louise.  

Les tirs provoquaient un véritable carnage, tuant et blessant de très nombreuses personnes attablées sur les terrasses ou à l’intérieur de ces deux établissements. Deux véhicules circulant à cet endroit, y compris un camion des pompiers, étaient également impactés. On relevait au total sur cette scène de crime treize morts :

Le président lit les noms des victimes et dit que « 203 éléments de tirs ont été retrouvé », à d’autres terrasses c’est 168 éléments détonateurs retrouvés.

Pour La belle équipe il est dit que grâce aux vidéos de témoins on a pu voir des choses :

« On y voit un homme, porteur de baskets de couleur orange (Abdelhamid Abaaoud), debout près de la portière arrière droite de la Seat, tirer par rafales en direction du bar. On constate qu’un second individu, porteur d’un pantalon bleu (comme Brahim Abdeslam quand il entrera au Comptoir Voltaire) descend de la place passager avant de la Seat et se met également à tirer. Au bout de 20 secondes, les deux hommes remontent dans la Seat. Les trois terroristes ont bien fait feu, comme cela peut être déduit de l’examen des étuis et projectiles saisis démontrant que les trois fusils d’assaut Zastava, ont tiré au moins à 55, 37 et 72 reprises. Et puis c’est le frère de Salah Abdeslam qui va au comptoir voltaire se faire exploser. Il échange quelques mots avec la serveuse, prend le temps d’observer l’intérieur de l’établissement, se positionne dans la partie visiblement la plus remplie de la terrasse couverte et se fait exploser, après avoir fait un geste de la main gauche vers son col.

Je n’y arrive plus, à suivre et entendre tout ça, il parle d’une voiture, la séat noire j’arrête d’écrire et puis c’est le bataclan…

La vidéo-surveillance montre à 21h44, une Polo noire circuler boulevard Voltaire et venir se garer presque devant le Bataclan (précisément entre les numéros 40 et 42). A 21h47, trois hommes sortent du véhicule et courent vers le Bataclan. »

IL n’y a pas de vidéos à l’interieur du bataclan alors les policiers peuvent juste supposer des choses et recouper des infos obtenues par les gens. Mais les policiers ont retrouvé deux (telephones ? videos ?) il dit des « enregistreurs numériques » apparentant à deux victimes, ils analysent ça et en déduisent queà 21H47  les terroristes se mettent à tirer sur les gens se trouvant à l’entrée. Ils s’engouffrent ensuite à l’intérieur du Bataclan en continuant à tirer en rafales sur la foule. Deux d’entre eux, Foued Mohamed et Ismaël Omar Mostefaye, montaient immédiatement à l’étage, où, après avoir tué ou blessé plusieurs personnes s’y trouvant, ils se postaient pour faire feu méthodiquement sur les très nombreux spectateurs se trouvant dans la fosse, qui n’étaient pas parvenus à en sortir à temps. De son côté le troisième, Samy Amimour se rendait au fond de la salle et coupait ainsi le chemin aux personnes qui tentaient de fuir par l’issue de secours donnant sur le passage Amelot.  

A 21h56, un commissaire de police arrive sur les lieux avec son chauffeur, ils rentrent dans le bataclan et tombe sur Amimour mettant en joue un jeune homme avec un fusil d’assaut type Kalachnikov. Le policier ouvre aussitôt le feu sur lui, en tirant au total à six reprises. Amimour tombe et déclenche sa ceinture. L’autopsie ne permettait pas de savoir s’il avait été tué par les tirs ou par l’explosion, le corps ayant été totalement démembré par le phénomène de blast  Les deux poiciers ne peuvent plus avancer il y a des tirs de rafale. Puis 12 minutes après c’est des tirs coups à coups, enfin  les tirs se poursuiventencore une vingtaine de minutes, les terroristes visant soit des spectateurs coincés dans la fosse, soit, par les fenêtres de l’étage, des blessés, riverains, passants, pompiers ou policiers se trouvant dans le passage Amelot ou boulevard Voltaire.

Deux terroristes prennent en otage des gens, ils appellent la BRI et le RAID avec les telephones des otages, enfin les policiers d’élite arrivent au Bataclan ils découvrent une vraie scène de guerre spécifiquement dans la fosse où des cadavres se mêlaient aux corps de personnes blessées ou indemnes, qui s’étaient faites passer pour mortes, afin de ne pas déclencher de tirs sur elles. Les policiers étaient obligés de progresser lentement, craignant la présence d’engins explosifs improvisés ou qu’un des terroristes se mêle aux victimes. A 23h15 la BRI établissait le contact avec les deux terroristes réfugiés avec leurs otages dans le couloir.  Mais y’a aucun espoir de rédition. La BRI lance l’assaut le 14 novembre à 00h18, dans un premier temps sans tirer pour éviter de tuer un otage. Les policiers progressaient donc en essuyant des tirs de Kalachnikov,  un des terroristes active sa ceinture Son corps est retrouvé coupé en deux au niveau du bassin, le haut sur le palier au bout du couloir et le bas dans l’escalier menant au rez-de-chaussée. Le cadavre d’Ismaël Omar Mostefaye était lui découvert en bas de ces escaliers, toujours porteur d’une ceinture explosive intacte. La partie supérieure de son corps était déchiquetée par des écrous et un orifice d’entrée d’un projectile d’arme à feu était mis en évidence près de l’aorte.

Tout au long de ces événements, les trois auteurs tenaient des propos ne laissant aucun doute sur leur appartenance à l’Etat Islamique et sur le fait qu’ils commettaient ces actions pour venger les musulmans tués en Syrie par la coalition, reprenant ainsi la dialectique de cette organisation terroriste. 

Cet attentat s’avérait particulièrement meurtrier puisqu’on dénombrait dans la salle du Bataclan ou aux abords immédiats, 85 personnes tuées plus cinq autres décédées à l’hôpital. »

Et le président  lit les 90 noms,  même dans ma salle il n’y a pas un bruit c’est  très long de lire 90 noms avec « Madame untel épouse de monsieur untel » c’est là que ça devient trop compliqué pour moi j’y arrive plus à entendre ces noms je suis anesthésiée, je sais juste qu’après le président parle d’une autre voiture la polo noire dedans ils ont trouvé un portable (je n’ai pas compris à qui il appartenait) dedans le portable des photos du bataclan j’ai plus envie d’écrire, je m’en fous de ces connards de terroristes mais le président dit que dans le portable on retrouve eux SMS émis le 13 novembre 2015 vers une ligne belge.

  17h40 : « Appelle moi » 

 21h42 : « On est parti, on commence » 

« c’est le top départ » dit le président, moi j’ai la gorge serrée.

Puis c’est l’assesseure qui prend le relai et qui explique la nuit à st denis le 18 novembre, elle dit que  « Trois cadavres sont retrouvés dans les décombres et autopsiés , il y a celui d’Abdelhamid Abaaoud retrouvé quasi complet. Le cadavre de Chakib Akrouh a été complètement démembré par l’explosion. Et le cadavre d’Hasna Ait  Boulhacene,  corps également criblé d’écrous mais dont la mort était due à une asphyxie. 

Voilà j’arrête je peux plus, au moment où je pars il est question de revendication dans une vidéo , deux chants islamiques  dans une vidéo  « Pour Allah » et « Charonne, Bichat, Voltaire … ». Le chanteur était identifié comme étant Jean-Michel Clain, avec son frère Fabien Clain en écho dans le premier chant. C’est trop je pars.

M Écrit par :

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